La charcuterie alsacienne du bas-Rhin se rapproche. Il y a un mois environ le groupe familial né en 1911, Pierre Schmidt, annonçait son intention de racheter son grand concurrent régional Stoeffler, basé à Obernai. C'est Messis Finances, la structure de conseil en M & A d’Unigrains fondée l’an passé, qui était mandaté par l’acquéreur basé à Weyersheim et fort de plus de 70 M€ de chiffres d’affaires.L'opération a trouvé son heureux dénouement vendredi soir avec en outre, l'approbation par la direction générale de la concurrence.
PAI avait repris Stoeffler en 1998 à Danone
Pierre Schmidt reprend ainsi la totalité du capital du spécialiste de la choucroute, Stoeffler, qui depuis début 1999, évoluait dans le portefeuille du fonds PAI. Ce dernier, qui en détenait depuis lors 75 % -le solde appartenant au fondateur Bernard Stoeffler-, l’avait acquis auprès de Danone pour une cinquantaine de millions d’euros. Il réalise aujourd’hui 86 M€ de chiffre d’affaires. « Tous deux sont présents sur le marché de la charcuterie et des produits traiteurs frais en grande distribution et dans la restauration; aussi, cette opération leur permet d'accroître leur taille critique et leurs synergies », indique Elie Auriac, le DG de Messis Finance. Stoeffler, qui pour sa part était conseillé par Natixis (Pascal Bridier) et Willkie Farr (Daniel Payan) est davantage présent dans le libre-service tandis que l’on croise la marque Pierre Schmidt plutôt aux rayons coupe et traiteur. Ils vont en outre développer l’export, encore minoritaire dans le chiffre d’affaires.
Un mix equity-mezanine mené par Cerea Mezzanine
La fusion donne naissance à un des premiers traiteurs français fort de 170 M€ de chiffres d’affaires et employant près de 700 personnes. Le prix de la transaction n’est pas divulgué mais selon nos informations, les Ebitda respectifs sont de l’ordre de 5 % et la valorisation s’est effectuée sur un multiple de 7. Le financement de l’opération s’est réalisé par un mix equity mezzanine apporté par Cerea Mezzanine (Pierre Geerolf), mais aussi Fortis, CIC et Nexicap. BNPP, CIC et Banques Populaires ont financé la dette bancaire. Selon Elie Auriac, « le montage peu leveragé laissera au nouvel ensemble les moyens necessaires pour son developpement ».






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