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mars 2008

24 mars 2008

CEPL, détenu par Sagard depuis 3 ans, suscite un fort engouement

CEPL (Cie européenne de Prestations Logistiques) détenu depuis trois ans par le fonds Sagard cherche un nouveau partenaire financier. En tout état de cause, à ce stade- la banque  Rothschild qui détient le mandat n' a pas encore envoyé de mémo,-plusieurs fonds se bousculent pour en savoir plus et rencontrer le management. Cette société forte de 148 M€ de chiffre d'affaires en 2007 et qui devrait en réaliser 175 M€ cette année "enregistre un taux de croissance organique de 30 %", précise son actuel actionnaire.. .

Et la croissance de sa  rentabilité,  l'Ebitda tourne autour de 46 M€, surferait sur  les mêmes ratios que l'évolution du chiffre d'affaires. De quoi susciter un fort intérêt de la part des fonds mid-cap en mal de dossiers et surtout de belles affaires comme celle ci. Pour rappel , financée de puis le départ par RBS elle avait effectuée une petit recap l'an passé.

Leader dans la préparation de commandes multi-références pour le compte d’industriels voulant externaliser cette partie de leur fonction logistique, cette PME d'Eure et Loir née en 1998 sous l'impulsion de Thierry Ortmans avait aussi, pour rappel, repris une activité de préparation de commandes augmentant son activité d'une vingtaine de millions d'euros. Plusieurs fonds seraient donc en train de préparer le terrain et peaufiner leur offre, même si le marché reconnait que la valorisation souhaitée, au-delà des 10 fois l'Ebidta, est élevée.... A suivre donc..

23 mars 2008

3eme souffle pour Before, holding patrimoniale, qui se rebaptise Pleiade Investissement

Before, cette SCR d'un genre particulier née en 2001 sous l’impulsion de François Poirier (ex DG d’Astorg de 1990 à 1997) vient de se rebaptiser Pleiade Investissement et entame une nouvelle tranche de vie. « Nous demeurons toujours une holding patrimoniale, composée de quinze actionnaires, tous entrepreneurs, mais nous fonctionnons comme un fonds », rappelle celui qui a aussi co-fondé Seeft Venture (photo). Pour rappel, Before n’avait appelé que 15 M€ jusqu’en 2005 car suite au  départ de certains actionnaires, il avait renoncé à appeler les 16 M€ restants et prévus au départ. Franois_poirierpleaide_invest_2 « Ce fut une période un peu tourmentée qui faisait aussi suite à notre investissement dans Generix  dont nous avons épaulé durant deux ans le redressement », dit-il. De nouveaux actionnaires ont alors pris la relève et fin d’année dernière la nouvelle SAS a voté une nouvelle levée de 15 M€. « Nos actifs totaux se montent à 60 M€ désormais », rajoute-t-il.

Leon de Bruxelles ou Generix parmi ses faits d’armes
« C’est donc notre 3eme souffle », dit-il fort d’une équipe comptant désormais trois directeurs associés, Jean de Moras, Louis de Montalembert et Bénédicte Lacape (ancienne du CDR et d’un family office) arrivée en janvier dernier (photo). Benedicte_lacape_2 L’investisseur regarde donc des dossiers dont la valorisation est comprise entre 10 et 50 M€ en moyenne (mais cela peut être inférieure) pour des tickets compris entre 2 et 10 M€. Sa spécificité : un investisseur au long cours dont les dossiers proviennent de ses actionnaires (dont Alain Dinin ou Patrick Solvay). Et le « hasard » a fait que ce ne fut pas des affaires faciles, au contraire. L’ex-Before a investi dans Léon de Bruxelles après son dépôt de bilan (qui fait aujourd’hui l’objet d’une offre par OFI PE).  « Le redressement de Generix a duré deux ans mais c’est aujourd’hui un de nos meilleurs investissements, rappelle t-il. Nous ne sommes pas un investisseur de retournement mais c’est un axe de développement potentiel pour nous tout comme celui d’investir dans des sociétés de gestion d’actifs. » Pleiade Investissement est aujourd’hui dans le capital de Cojean, Quietalis, Ciblex, Hologram Industries ou encore Benchmark Group. Le rythme d’investissement sera de l’ordre de 2 à 3 deals par an.

Une nouvelle levée de 8 M€ pour Seeft Ventures
Pour Seeft Ventures, co-fondé avec Jean -Michel Renck en 1999, une nouvelle vie a aussi commencé.  « Le premier FCPR est en fin de vie et malgré son lancement au moment où la bulle éclatait, il va correctement s’en sortir car nous avons réalisé quelques belles sorties (Adomos) et détenons 35 % de Materiel.com ». Une pépite qui réalise une croissance de 40 % par an et 58 M€ de chiffre d’affaires..
Pleiade Investissement, détient 25 % de Seeft qui a levé 8 M€ en fin d’année dernière auprès de 6 entrepreneurs (en partie les mêmes que Pleaide). Il investit entre 500.000€ et 2 M€ par société en early stage dans les technologies de l’information.

CTN, fournisseur de produits d'aménagement d'espace sur les salons, entame un LBO bis avec Edmond de Rothschild Capital Partners

Il y a près de trois ans, Atria reprenait au holding industriel Qualis deux sociétés, SGCC et CTN. Le premier vient d’être récemment cédé à son alter ego Tiama, aujourd’hui dans le portefeuille de LBO France. Le second quitte aussi le giron du fonds mid-cap pour en rejoindre un autre, Edmond de Rothschild Capital Partners.
E_fouque_color3__50_3 « CTN, qui exerce en fait trois métiers, standiste pour le compte d’exposants lors de salons, bachiste pour le bâtiment et l’événementiel et  fournisseur de mannequins pour les réseaux de détail, va initier avec notre concours une nouvelle phase de sa croissance avec de nouvelles acquisitions tant en France qu’à l’étranger », indique Erick Fouque, associé (photo). Une des spécialités du fonds qui pour rappel a bouclé en novembre dernier une belle levée à 300 M€ (en savoir plus) et qui depuis lors a repris Nextpool, le pisciniste qui évoluait déjà chez Evolem et vient de s'adjuger Sotralu, spécialiste des accessoires pour fenêtres coulissantes en aluminium, repris à Axa PE. Sur cette belle lancée, l'investisseur et devrait en signer une autre en primaire dans le chauffage d’ici peu. « En outre, avec CTN, nous nous engageons sur une durée assez longue entre 4 et 6 ans", poursuit l’investisseur.

CTN, né en 1975, et dirigé depuis 1993 par Patrick Roque emploie 80 personnes et réalise plus de 30 M€ de chiffres d’affaires. « Sa croissance moyenne organique depuis 2004 est de 10 % », rappelle Patrick Bertiaux chez Atria. À l’époque ce dernier prenait 60 % du capital, le solde restant aux mains du management. Au cours de ce LBO bis, celui se renforce un peu plus. La valorisation non dévoilée tournerait autour de 8 fois l’Ebitda et LCL piloterait la dette. Pour sa part Atria a récemment repris Bois & Chiffons (lire l'article).

19 mars 2008

Maisons du Monde : sa reprise se précise. Apax et LBO France feraient équipe pour détenir cette belle succes story de la déco

Rien n’est encore conclu à ce jour mais les négociations seraient très proches d’aboutir. Selon nos informations exclusives, Maisons du Monde, chaîne de magasins distribuant des meubles, du linge de maisons, des arts de la table et des objets de décoration en provenance du monde entier devrait repartir en LBO bis avec un nouveau binôme, Apax et LBO France. Ces derniers étaient en effet les deux finalistes du processus d’enchères limité organisé par Rothschild & Cie. Ils seraient sur le point de signer une exclusivité avec les vendeurs, Ixen Partners, Barclays PE et le management. Pour rappel, parmi les prétendants figuraient aussi Axa PE et Advent. Lancées il y a un mois par le banquier de l’avenue de Messine, les enchères ont été volontairement limitées.

Un Ebitda qui a quasi doublé en 3 ans
Les deux actionnaires majoritaires présents au capital depuis la mi juin 2005 souhaiteraient, selon nos sources, aussi rester au capital. On peut comprendre leur motivation au vu de cette belle succes story à la française qui naissait sous l’impulsion de Xavier Marie, un jeune quadra brestois qui avait ouvert son premier magasin il y a douze ans sur le concept du voyage et de la déco. Déjà au moment du premier LBO, la chaîne, employant désormais près de 1500 personnes, comptait plus de 130 magasins et réalisait 150 M€ de chiffres  d’affaires environ. Déjà très rentable (son Ebitda dépassait les 25 M€), la société a encore amélioré ses marges..Selon nos informations, son chiffre d’affaires aurait ainsi grimpé fortement pour atteindre 230 M€ en 2007 et son Ebitda aurait presque doublé.

Plusieurs ouvertures à l'étranger
La recette de ce succès ?  Un positionnement original dans le monde de la décoration avec un très vaste choix de produits et d’articles de décoration pour tous les budgets, des collections joliment présentées évoluant régulièrement – des stylistes y travaillent à plein temps- . Par ailleurs, l'enseigne a choisi de n’ouvrir que des succursales (donc pas de franchises) et depuis près de trois ans, poursuit une politique d’ouverture de magasins active notamment à l’étranger (13 existent désormais en Europe notamment en Belgique, Espagne et Italie) . Une stratégie plus que payante qui devrait continuer de porter ses fruits.

Une valorisation de 435 M€ et des banquiers présents
C’est sans aucun doute l’appréciation du binôme Apax et LBO France dont ce serait le premier deal en commun. Et ils n’auraient pas lésiné sur leur offre. Selon nos informations, la valorisation atteindrait les 435 M€, soit plus de 8 fois l’Ebitda, un multiple qui ne se voyait plus guère depuis l'automne dernier- et pour rappel, il y a trois ans, la société avait été reprise sur une valorisation proche des 170 M€. Au vu de ce très beau dossier, les banques présentes pour le LBO primaire, en l’occurrence CIC et Barclays mais aussi Calyon et Natixis, auraient déjà donné leur accord. Tous les dossiers ne bénéficient pas de cette cote de confiance ces derniers temps, loin de là, y compris dans le domaine de la décoration.. on l'a vu récemment avec l'arrêt de la cession en cours sur Roche Bobois (lire l'article). Néanmoins, il est vrai que les enseignes dans la décoration et l'ameublement intéressent toujours les fonds : Bois & Chiffons repris par Atria en novembre dernier en est un bel exemple (lire l'article), mais il y en a d'autres (Vogica, Rema You, Sofibo, Lampes Berger..).

18 mars 2008

Sami Rifai rejoint Stéphane Moreau chez Montbrun PE comme associé gérant

Les deux hommes se connaissent bien pour avoir précédemment travaillé ensemble. Sami Rifai (photo) dont on savait qu'il avait aussi quitté Finama PE en début d'année, a donc finalement décidé de rejoindre Stéphane Moreau, son ex "boss" et récent fondateur de Montbrun PE , société de gestion en cours d'agrément AMF,  dont il devient associé gérant. Sami_rifai_mieux « Nous avons eu un grand plaisir à fonctionner précédemment pendant cinq ans  ensemble et voulions vraiment prolonger cette relation de confiance dans une aventure entrepreneuriale » déclarent les deux associés.

Une logique de holding industriel diversifié
Le nouveau
fonds mid-cap dont l'objectif est de réunir 150 M€ "a une logique de holding industriel diversifié bâtissant des expertises sectorielles dans des métiers conjuguant croissance durable et rentabilité", disent-ils. L’équipe , il est vrai, connait déjà articulièrement bien le tourisme réceptif, la restauration, le service aux entreprises et la santé où elle a beaucoup investi dans le passé. "L’ambition de Montbrun PE est d’exercer pleinement son métier d’actionnaire professionnel en apportant à ses participations une capacité à accélérer leur développement", poursuivent les deux associés. Elle dispose pour cela d’un réseau de conseils aux prestations normalisées et aux couts mutualisés et aura largement recours à des operating partners issus du monde de l’entreprise . « Nous voulons réellement passer du temps à accompagner des entreprises, nous nous sommes aperçus que c’était la meilleure façon de trouver des idées d’investissement originales » insiste Stéphane Moreau. « C’est pour cela que nous n’hésiterons pas à intervenir en capital développement, si la qualité du business plan le justifie » ajoute Sami Rifai. (lire article sur tendances et mouvements récents).

Deux autres recrues, transfuges de Quartus
Diplômé de l'Edhec et de Columbia, Sami Rifai avait exercé cinq ans chez Bain & Cie avant de rentrer en 2003 chez Finama PE où il était directeur d'investissement. C'est dorénavant comme associé gérant qu'il travaille aux cotés de Stéphane Moreau. Photo_ed_3Et l'équipe, sise avenue Weber dans le 16eme, est déjà en ordre de marche puisqu' elle compte aussi Emmanuel Denoulet, (33 ans, ESCP-EAP) comme directeur associé (photo).  Ce-dernier avait quitté récemment Quartus où où il était directeur d'investissement depuis cinq ans. Auparavant il avait exercé chez 3i durant trois ans dans l'equipe LBO. Il sera épaulé début mai par un autre transfuge de Quartus, Jonathan Cyrot, qui devient chargé d'affaires.

16 mars 2008

Oddo AM investit 2 M€ dans France Eoliennes, le segment de la micro-éolienne

Oddo AM ne doit pas regretter, en lançant son activité private equity en 2006, d’avoir choisi de se consacrer à l’éco-innovation. Le segment des « cleantech » en effet se développe fortement. Ainsi, selon le tout dernier indicateur Chausson Finance, 27 jeunes pousses dans les « cleantech » (énergie solaire, électrique, biomasse, éoliennes, eau, traitement des déchets, dépollution des sites, etc..) ont su lever 63 M€ auprès des professionnels du capital-risque (lire article investissements VC's en 2007 ). Et le semestre précédent, le montant atteignait déjà 50 M€. Encourageant pour l’Hexagone  un peu à la traine par rapport à l’Espagne et l’Allemagne et quand on sait qu’au niveau mondial l’enveloppe est passée à 3 Md$ l'an dernier (contre  2,1 Md$ en 2006) pour 221 transactions (contre 173 l'année précédente), soit une augmentation de près de 28 % (lire aussi "les cleantech attirent les VC's ).

Des éoliennes à domicile
Ainsi Oddo AM, après avoir financé au semestre dernier Naskeo (biomasse) et Airinspace, avec Matignon Investissement, vient d’injecter 2 M€ dans France Eoliennes. Cette jeune pousse créée en 2006 s’est déjà hissée comme le leader français du micro-éolien permettant aux particuliers (PME, collectivités locales, exploitants agricoles) d’assurer leur indépendance énergétique. « Leur puissance varie de 2 à 20 kW  et leur hauteur ne dépasse pas 12 m, ce qui évite d’avoir recours au permis de construire », explique Christophe Chausson, conseil pour cette levée. Le fondateur Frédéric Bénédite compte sur cet argent frais pour accélérer son développement tant en France qu’à l’international.

Capital-risque : une année record avec plus de 960 M€ investis en 2007. Santé, internet, cleantech sont le trio gagnant

Beau millésime pour le capital-risque qui n’avait pas vu ça depuis des années. « C’est la 2eme fois de son histoire que les montants investis dépassent les 900 M€ », relève Christophe Chausson, président de la société spécialisée en levée de fonds Chausson Finance et fondateur de l’indicateur éponyme (photo). En ces temps obscurcis par la forte crise financière et bancaire impactant considérablement l’activité des LBO, le capital-risque, deviendrait -il une valeur refuge ? Les chiffres publiés par l’indicateur le laisseraient penser. « Les montants investis par les sociétés de capital-risque françaises dans l'Hexagone et en Europe ont progressé de 18 % par rapport à ceux enregistrés l’an passé et d’un semestre à l’autre la hausse atteint 42 % », poursuit-il.Christophe_chausson_3

Les cleantech s’imposent devançant les télécoms.
Dans le détail, 323 sociétés ont réalisé une levée de fonds ( + 21 %) pour un ticket moyen de 1,7 M€. Le secteur des cleantech –  qui entre pour la 1ere fois dans l’indicateur – s’affirme comme incontournable désormais chez les VC’s (venture capitalist). 27 start -up ont bénéficié de 63 M€ apportés par une quinzaine de VC’s, prouvant ainsi que l’ensemble des investisseurs regardent ce secteur (et pas seulement ceux qui s’y sont spécialisés). Avec 11 % du total des investissements ce semestre, ce secteur passe devant celui des télécoms ! Déjà le semestre précédent, 50 M€ avaient été injectés dans cette nouvelle industrie (lire autre article Cleantech ) Un nouvel investissement de 2 M€ vient d’ailleurs d’être alloué par Oddo AM (via son FCPI Oddo Générations Futures) dans la jeune société France Eoliennes, spécialiste des micro-éoliennes ( lire article)

Santé et internet suscitent de l'appétit
La santé continue d’attirer les plus gros investissements : 148 M€ injectés dans 81 sociétés de biotech ou medical device. Un chiffre qui s’explique par des refinancements nécessaires conséquents (Fovea Pharma,...) du fait notamment d’IPO reportées. Mais si la Bourse reste fermée, les opportunités de cession industrielle restent elles fortes, notamment, on le voit, dans les secteurs de l’Internet et de l’e-commerce. La récente cession de Doctissimo (plusieurs sites dédiés à la santé vendus le mois dernier à Lagardère 138 M€ pour 12 M€ de chiffre d’affaires mais 40 % de marge opérationnelle ) ou la reprise par AOL pour 850 M$ du réseau social anglais Bebo peut mettre en effet du baume au choeur des VCs. « Benchmark Europe a injecté 15 M€ et vient de réaliser 9 fois sa mise », analyse Christophe Chausson. Ainsi ce segment à sorties potentielles a drainé 92 M€ ce semestre. En revanche l’appétit pour les logiciels et télécoms se tasse un peu avec respectivement 87 M€ et 48 M€ investis.

Sofinnova, toujours en pole position
Coté montants investis, Sofinnova garde la pole position pour le 7eme semestre consécutif. Cette fois ci il a investi 71 M€, suivi par AGF PE avec 31 M€. Des Vc’s comme Xange, OTC AM, Iris Capital, Demeter ou CDC Innovation et CDC Entreprises entrent dans le classement des 10 investisseurs les plus actifs du semestre.

Retrouvez le détail de l'étude sur indicateur Chausson Finance

05 mars 2008

Patrick Malka, Dg de Xilam Animation, rejoint François Véron chez Newfund Management

François Véron sait séduire les managers de talent. L’inspecteur des finances, ex directeur de participations du fonds Cita qu’il a quitté l’an passé, a non seulement déjà réuni une vingtaine d’entre eux pour investir dans son fonds Newfund (en cours d’agrément auprès de l’AMF) créé en septembre dernier, mais il vient de convaincre Patrick Malka (photo) de le rejoindre à compter de début avril. Photo_pmalka_3 Un « changement de carrière » murement réfléchi par ce dernier qui abandonne donc son poste de directeur général de Xilam Animation où il exerçait depuis 2002. Pour rappel, c’est au sein de cette société de production audiovisuelle, cotée sur Eurolist et réalisant en 2007, 15 M€ de chiffre d’affaires, que les deux nouveaux associés se sont rencontrés. Mais à cette époque tout n’était pas rose pour Xilam. En proie à une crise sérieuse, la société recherchait justement des partenaires financiers, et Cita, via François Véron, a su l’accompagner lors du plan de relance. « Le fait de se connaitre est crucial, commentent les deux associés et notre association faisait du sens car nous sommes complémentaires ». Patrick Malka, qui endossera les fonctions de secrétaire général du fonds et d'operating partner , « va mettra à la disposition des chefs d’entreprise des ressources clés, tant dans les procédures financières et comptables que dans l’assistance pour leurs opérations, notamment de croissance externe », poursuit François Véron.

Une expérience diverse à la disposition des managers
Son expérience technique et opérationnelle acquise notamment dans les PME du monde des medias et divertissement lui permet en effet d’accompagner les futures sociétés en portefeuille quel que soit leur stade de développement. _mg_6889_4 Pour rappel, ce titulaire d’une maîtrise de sciences et techniques comptables et financières à Dauphine a commencé dans l’audit chez Ernst & Young, puis a travaillé quatre ans chez Gaumont avant de rejoindre Cryo où il pilote l’IPO de Cryonetworks (150 M€ de capitalisation), moult acquisitions mais aussi une crise liée à la bulle Internet conduisant à plusieurs plans sociaux, puis il entre chez Xilam. Un parcours qui sonne ainsi comme une évidence pour François Véron (photo) à la recherche du partenaire idoine. « L’ambition de Newfund, qui restera minoritaire, est d’accompagner de façon personnalisée les chefs d’entreprise », rappelle-t-il.   Newfund1, dont l’objectif est d’atteindre 80 M€ a déjà réuni plus d’une quarantaine de millions d'euros de souscriptions auprès de managers et entrepreneurs ! La phase de levée auprès des investisseurs institutionnels va bientôt commencer et un premier closing d’ici fin juin est attendu. Installé dans ses nouveaux bureaux du boulevard Haussmann, Newfund complètera aussi son équipe avec deux directeurs de participations (lire aussi cet article )

02 mars 2008

XAnge PE, qui fête ses 5 ans cette année, s'installe à Munich. Un nouvel investisseur va remplacer ABN Amro au capital.

XAnge fête ses cinq ans cette année. Un bel anniversaire marqué par une percée notable dans le monde du non coté tant pour le capital-risque, avec XAnge Capital et les FCPI, que pour le capital-développement avec XPansion lancé à l’automne 2006. XAnge Private Equity c’est, en effet, aujourd’hui 235 M€ sous gestion, plus de 50 sociétés de croissance en portefeuille pilotées par son président Hervé Schricke (photo)  Herve_schricke_3 épaulé par une équipe internationale de 12 professionnels expérimentés.

30 M€ investis dans 15 sociétés en 2007 et une succursale vient de s'ouvrir à Munich
Pour marquer ce tournant, XAnge PE vient même de s’installer à Munich via un contrat de conseil avec Deutsche Bank. C’est Bernard Schmid (39 ans, MBA de l’Université de Munich) un transfuge du fonds de capital-risque Atlas Venture, où il exerçait depuis 1994 comme associé, qui en prend les rênes. Coté investissements, l’année 2007 a d’ailleurs gardé un rythme soutenu. Quinze sociétés ont reçu des subsides tant par XAnge Capital, XAnge PE et XPansion pour un montant de 30 M€. Believe, Edipro, Skywater, Volubill, notrefamile.com, Naskeo Environement et d’autres encore marquant aussi la diversité des secteurs. En effet, alors que Xange, SCR à vocation industrielle dotée de 65 M€, investit dans les secteurs connexes aux métiers postaux, les 9 FCPI, représentant un encours sous gestion de 140 M€ garde une logique multisectorielle (lire aussi article collecte FIP-FCPI 2007) . Quatre sorties ont également marqué le millésime écoulé (Fivia, Prosodie, Chapître.com et Vox Mobili ,vendu à l’indien coté à Bombay, One Mobile. Un pays que commence à bien connaitre Hervé Schricke où il constate l'appétit des indiens pour les technologies européennes.

XAnge PE s'invite dans Altaven, spin-off de Cartesis et de BO
L’année 2008 a déjà vu plusieurs investissements dont celui dans Altaven, un spin-off de Cartesis et de Business Objects (du fait du rachat du premier par le second). « Les deux responsables de l’activité d’Altaven –un logiciel d’intégration fiscale pour les grands groupes déjà leader sur cette niche- Sacha Hodzaj (ex Cartesis et BO) et Laurent Ludvig (ex Cegid) nous avaient contacté avant la fusion avec BO, rappelle François Cavallié, directeur général d’XAnge PE (photo). Francois_cavalixange Cela a donc pris presque un an à se matérialiser suite à tous ses mouvements ». Altaven, une SAS qui emploie huit personnes et réalise plus d’1,5 M€ de chiffres d’affaires va s’appuyer pour la distribution sur Cegid, qui a pris 5 % du capital. XAnge PE et CM-CIC Capital Privé s’assurent 60 % tandis que les deux managers gardent le solde. « Nous avons été très attirés par ce vrai fond de commerce et la grande expérience des deux managers. En outre, cette niche n’exige pas d’intensité capitalistique et la société est prête pour  la mise en place, un jour, de la fiscalité européenne », rajoute l’investisseur.

ABN Amro sort d’XAnge PE
Enfin, pour XAnge PE 2008 sera aussi marqué par l’arrivée d’un nouvel investisseur institutionnel. En effet, la société de gestion créée en juillet 2004 sous l'égide de la Banque Postale et d'ABN Amro voit ce -dernier se retirer. «Nous étudions l’entrée d'un ou plusieurs successeurs», laisse entendre le président du directoire.

Les traiteurs alsaciens Pierre Schmidt et Stoeffler s'unissent. Une sortie pour PAI. Cérea Mezzanine finance le montage

La charcuterie alsacienne du bas-Rhin se rapproche. Il y a un mois environ le groupe familial né en 1911, Pierre Schmidt, annonçait son intention de racheter son grand concurrent régional Stoeffler, basé à Obernai. C'est Messis Finances, la structure de conseil en M & A d’Unigrains fondée l’an passé, qui était mandaté par l’acquéreur basé à Weyersheim et fort de plus de 70 M€ de chiffres d’affaires.L'opération a trouvé son heureux dénouement vendredi soir avec en outre, l'approbation par la direction générale de la concurrence. 

PAI avait repris Stoeffler en 1998 à Danone
Pierre Schmidt reprend ainsi la totalité du capital du spécialiste de la choucroute, Stoeffler, qui depuis début 1999, évoluait dans le portefeuille du fonds PAI. Ce dernier, qui en détenait depuis lors 75 % -le solde appartenant au fondateur Bernard Stoeffler-, l’avait acquis auprès de Danone pour une cinquantaine de millions d’euros. Il réalise aujourd’hui 86 M€ de chiffre d’affaires. « Tous deux sont présents sur le marché de la charcuterie et des produits traiteurs frais en grande distribution et dans la restauration; aussi, cette opération leur permet d'accroître leur taille critique et leurs synergies », indique Elie Auriac, le DG de Messis Finance. Stoeffler, qui pour sa part était conseillé par Natixis (Pascal Bridier) et Willkie Farr (Daniel Payan) est davantage présent dans le libre-service tandis que l’on croise la marque Pierre Schmidt plutôt aux rayons coupe et traiteur. Ils vont en outre développer l’export, encore minoritaire dans le chiffre d’affaires.

Un mix equity-mezanine mené par Cerea Mezzanine
La fusion donne naissance à un des premiers traiteurs français fort de 170 M€ de chiffres d’affaires et employant près de 700 personnes. Le prix de la transaction n’est pas divulgué mais selon nos informations, les Ebitda respectifs sont de l’ordre de 5 % et la valorisation s’est effectuée sur un multiple de 7. Le financement de l’opération s’est réalisé par un mix equity mezzanine apporté par Cerea Mezzanine (Pierre Geerolf), mais aussi Fortis, CIC et Nexicap. BNPP, CIC et Banques Populaires ont financé la dette bancaire. Selon Elie Auriac, « le montage peu leveragé laissera au nouvel ensemble les moyens necessaires pour son developpement ».

01 mars 2008

Script Capital, nouveau fonds lancé par Marc-Olivier Bosshardt, investit 430 K€ dans Cryptolog

Les technologies liées à l’énergie, à l’environnement et à l’information intéressent les investisseurs. Demeter, Oddo AM, 123 Venture, Xange ont été parmi les pionniers à cibler ces segments. Le deal flow commence à augmenter et de fait, beaucoup de fonds regardent avec intérêt les opportunités qui peuvent en découler. Aussi, c’est un nouvel acteur qui voit tout juste le jour qui a décidé de s’y pencher, baptisé Script Capital. Derrière cette SCR, on retrouve parmi ses trois fondateurs, dont deux industriels, Marc-Olivier Bosshardt (photo), bien connu du monde de l’investissement non-coté et de fait des PME. Mob1_2 Ce dernier a pour rappel exercé au sein du groupe Natexis de 1990 à 1999 où il mène notamment des opérations de LBO majoritaires pour Parvinland et lance Spef Eurobuyout. Chez Lazard, de 1999 à 2005 il constitue et dirige chez Fonds Partenaires Gestion le FCPR Partenaires MidCap. En 2006, il était parti rejoindre Unigrains comme DGA ( lire aussi article Unigrains ).

Un fonds de cap dev visant 30 M€
Mais cet ingénieur économiste de formation (Polytechnique, CEPE/ENSAE, EHESS) qui a aussi passé cinq ans chez Lagardere, où il pilote pour Matra les activités de venture capital du groupe en France et aux Etats-Unis, a décidé de donner une nouvelle impulsion à sa carrière déjà bien remplie en lançant son propre fonds. « Script Capital bénéficie déjà du soutien de Weber Investissement –holding d’investissement des fondateurs de la Financiere de l’Echiquier- et nous bouclerons une première levée de fonds d’ici au 30 juin, indique-t-il. L’objectif est d’élargir le capital jusqu’à 30 M€ auprès d’un groupe réduit d’investisseurs qualifiés qui pourront, en outre, co-investir en direct. Nous investirons dans 3 à 4 sociétés par an en prenant des participations minoritaires avec des tickets de 2 à 4 M€ en une ou plusieurs étapes ». Les sociétés visées, jeunes et/ou matures devront avoir des fondamentaux remodelés par une innovation ou une rupture technologique.

1er investissement de 430 K€ pour la JEI Cryptolog
C’est ce qu’ils voient en Cryptolog, une SAS (et JEI) créée en 2001 par deux cryptologues chevronnés, Julien Stern (ENS Lyon), Thomas Pornin (normalien ULM) et Alexandre Stern (HEC), frère du premier (et tous deux fils de Jacques Stern, internationalement reconnu pour ses travaux dans la cryptologie). Incubée un temps par AgoraNov, la société ,qui bénéficie du statut JEI, emploie une dizaine de personnes.  « Après quatre années de développement de ses produits, grâce au soutien notamment d'Oseo/Anvar, la société est aujourd'hui rentable, déjà depuis deux exercices, et se positionne sur un marché en forte croissance qui connait une multiplication des appels d'offre, dans les domaines bancaires et assurances bien sûr, mais plus généralement chaque fois qu'une dématérialisation des processus formels peut être envisagée.Leur logiciel permet l’authentification numérique de documents et sécurise les transactions. En outre leur technologie peut pérenniser la validité juridique des documents», rappelle Marc-Olivier Bosshardt. Script Capital a ainsi investi 430 K€. Et un autre investissement se finalise ..