Pile trois ans ans après avoir donné naissance à son premier véhicule, Edmond de Rothschild Capital Partners récidive avec son second fonds (ERLF II). Et ce sans closing intermédiaire. Il faut dire que le process a été rondement mené. Pensée et "annoncée" dès l'an passé, la levée s'est effectuée en cinq mois avec le concours, pour la partie internationale, d'un leveur de fonds anglo-saxon, Doug Miller.
Une aide précieuse qui permet au fonds LBO mid-cap parrainé par le groupe LCF Rothschild d'accueillir des investisseurs prestigieux comme BP Pension,Lehman Brothers Fund of Funds, Nordea PE et en Allemagne, Equity Partners,l'assureur RWB ou le family office Wega Support. En tout 45 % du véhicule est souscrit par des LP's non français. Un chiffre qui mérite d'être souligné quand on connait le manque d'appétit en général de ces investisseurs pour des fonds plutôt axés sur la France. La bonne performance de ERLF 1, doté pour rappel de 210 M€, tient aussi à sa philosophie de départ : sélectionner des sociétés entre 30 et 200 M€ de valorisation - dans lequel le montant unitaire investi va de 10 à 60 M€ - avec un grand potentiel de build up ou de roll-out afin d'accélérer leur croissance.
Trois sorties au premier semestre
Il est vrai, de surcroit, que ce 1er semestre a été faste pour l'équipe emmenée par Erick Fouque (à droite) et Eric de Montgolfier (à gauche).
Pas moins de trois sorties dont deux en sale trade, celles de Bompoint revendu à EPI (holding qui détient notamment Weston, Alain Figaret, Michel Perry) et de H3S cédé à S3G (filiale presse gratuite de Sud Ouest) et l'autre en LBO bis, Via Location (le numéro 2 de la location de camions derrière Fraikin) cédé à Weinberg Capital. Trois sorties qui ont permis de rendre 50 % des commitments aux LP's. Or, il reste encore six sociétés logées dans le fonds 1. Une dernière pourrait etre bouclée d'ici la fin de l'année. Autant dire, que le subprime et ses effets collatéraux sur la dette LBO n'effraient pas beaucoup l'équipe de la rue du Faubourg st Honoré. Car leur modèle, cibler des PME en croissance, intéressent les banques commerciales qui ne font pas qu'une opération "one shot". Et le levier de toute façon n'est jamais agressif afin d'optimiser les possibilités de croissance externe. Pour le fonds, l'avenir est donc serein..






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